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Archive 2006

Novembre - Décembre
Le dossier
L'Egypte à la veille du changement
Sous la direction de Jean-Noël Ferrié
L'Egypte est un régime autoritaire ou, plus exactement, un régime autoritaire modéré. Ceci ne résulte pas des pressions "occidentales" en faveur de la démocratisation ; c'est la conséquence d'une évolution autonome. Aujourd'hui, aprés l'échec de la politique de démocratisation forcée de Bush, l'Etat égyptien semble être un exemple de ces "arabes modérés" actuellement soutenus par les Etats-Unis. Pour comprendre la nature de cet Etat, il est nécessaire d'analyser les mécanismes complexes de son équilibre politique plutôt que de discourir sur l'autoritarisme et l'oppression.

- L'Egypte à la veille du changement par Jean-Noël Ferrié

- L'autoritarisme en chantier : l'Égypte entre dispositifs d'ouvertures, tendances libéralisatrices et restrictions de rattrapage par Eberhard Kienle

- Des élections qu’on aurait voulues comme les autres. Les élections parlementaires de 2000 en Égypte par Assia Boutaleb

- L’Egypte à la jonction de ses agendas intérieur et extérieur : les contrecoups de l’obligation de réforme par Jean-Noël Ferrié

- Le Parti national démocratique (PND) et le système politique égyptien contemporain : quel rôle pour le parti hégémonique dans les stratégies de consolidation du régime autoritaire ? par Virginie Collombier

- Débats de presse, scandale et mise en place d’une politique de prévention. A propos de l’hépatite C en Egypte par Saadia Radi

-La parlementarisation de l’islam politique : la dynamique des modérés par Jean-Noël Ferrié

 

Septembre - Octobre
Le dossier
"Cinq années de "Koizumisme" : bilan et perspectives"
Sous la direction de Jean-Marie Bouissou
Le 21 septembre, le Parti libéral-démocrate japonais désignera son nouveau président, qui succèdera dans la foulée à Junichiro Koizumi à la tête du gouvernement. Sauf imprévu, les jeux sont faits en faveur de Shinzô Abe (51 ans), l’héritier que le premier ministre s’est choisi.

Depuis 2001, Koizumi a transformé la vie politique nippone. Il a imposé son leadership aux barons du PLD, renouvelé la base électorale du parti gouvernemental, et fait entrer le Japon dans l’ère de la politique-spectacle. Même s’il a dû accepter nombre de compromis sur son programme de réformes, il a présidé à ce qui semble être la fin de la crise économique. Surfant sur la vague néo-nationaliste, il s’est beaucoup investi pour rehausser la posture internationale de l’Archipel, au prix de tensions très vives avec la Chine et la Corée. Ces tensions seront l’une des premières préoccupations de son successeur, auquel il lègue aussi une dette publique abyssale, une population qui a commencé à diminuer en 2005, une société travaillée par des inégalités croissantes – mais aussi un pays plus confiant en lui-même qu’il n’a jamais été depuis quinze ans.

- Cinq ans de "Koizumisme": La mue de la Démocratie Japonaise par Jean-Marie Bouissou

- Après Koizumi: redonner sens à la politique étrangère du Japon par Régine Serra

Economie et société par Guibourg Delamotte

- Economic Survey of Japan 2006. Key challenges to sustaining Japan’s improved economic performance - OECD

Liens

- Situation des marchés financiers au 30 août 2006
http://www.missioneco.org/japon/documents_new.asp?V=3_PDF_124053

- Situation des banques japonaises
http://www.missioneco.org/japon/documents_new.asp?V=3_PDF_124026
http://www.missioneco.org/japon/documents_new.asp?V=3_PDF_123889

- Attractivité du Japon pour les investissements étrangers
http://www.missioneco.org/japon/documents_new.asp?V=3_PDF_123765

Edito

Timor oriental : la tentation du parti-Etat, par Gwenaël Feillard. En partenariat avec Alternatives internationales.

 

Mai-Juin
Le dossier
La déroute des partis de l'opposition en Russie
Sous la direction de Gilles Favarel-Garrigues
Deux ans après les dernières élections législatives, le « parti du pouvoir », Russie Unie, dévoué au Président Vladimir Poutine, maîtrise le jeu politique. Dominant les institutions fédérales, il s’impose dans les régions ; ses dirigeants se vantent de la croissance permanente de ses effectifs. Russie Unie entend dicter sa vision de l’ensemble de l’offre politique russe en revendiquant le statut de formation centriste, ou de pôle du centre-droit, et en dénonçant l’extrémisme de ses adversaires, toutes étiquettes confondues. Ces derniers semblent aujourd’hui incapables de l'emporter lors des prochaines élections fédérales, en 2007 et 2008. Les forces considérées comme « démocrates » et « libérales » peinent à surmonter leur défaite aux législatives de 2003, qui les a privées de représentation parlementaire au niveau national. Le parti communiste de la Fédération de Russie, principale force d’opposition depuis le début des années 1990, conserve un électorat, mais ne détient presque plus de positions de pouvoir. Quant au parti nationaliste Rodina (La patrie), qui a créé la surprise lors des dernières législatives, il est actuellement en proie à de profondes dissensions. La monopolisation du pouvoir politique produit des effets dévastateurs sur l’ensemble de ces formations : elle incite beaucoup d’opposants à rejoindre les rangs de Russie Unie tout en encourageant l’apparition de courants concurrents. Elle renforce enfin la désaffection des Russes vis-à-vis des partis d’opposition, comme le souligne la réémergence - certes timide - de mouvements sociaux partiellement déconnectés de ces formations

Libéraux et démocrates : un compromis impossible ?, par Françoise Daucé

Rodina : les mouvances nationalistes russes du loyalisme à l’opposition, par Marlène Laruelle

Le déclin des formations communistes ?, par Henri Duquenne

La contestation de gauche et les mouvements sociaux émergents, par Karine Clément

Mars-Avril
Le dossier
Le Kosovo à la croisée des chemins
Sous la direction de Catherine Perron
Le temps est venu de passer à la phase suivante du processus politique ». Cette petite phrase apparemment anodine de Kofi Annan, est-elle le premier pas vers une reconnaissance internationale de l’indépendance du Kosovo si ardemment souhaitée par la majorité albanaise de la province ?
Au terme de près de sept années d’une opération de maintien de la paix menée sous l’égide de l’ONU au titre de la résolution 1244 du Conseil de sécurité, les responsables et experts internationaux en sont effectivement arrivés à la conclusion qu’il était impératif de s’attaquer à la résolution de la question du statut du Kosovo, et le Groupe de contact en charge de l’avenir de la province a laissé entendre à plusieurs reprises ces derniers temps que l’indépendance pourrait bien, en effet, en être l’issue.
Ce dossier se propose de revenir sur les différents enjeux des négociations entamées les 21 et 22 février dernier à Vienne et d’examiner les positions et stratégies des différents acteurs que sont la communauté internationale et ses représentants, la partie serbe et la partie albanaise.

Le Kosovo à la croisée des chemins : introduction, par Catherine Perron

Vers l’indépendance ? La question du statut du Kosovo, par Muhamedin Kullashi

Negociating Kosovo’s final status, par Lulzim Peci, Ilir Dugolli, Leon Malazogu

Sélection de liens internet, par Catherine Perron

* * *

The Situation in Kosovo. Report to the Secretary-General of the United Nations, par Kai Eide

Why independence for Kosovo?, par Forum 2015, coalition for Euro-Atlantic integration

 

Janvier-Février
Le dossier
Constitutionnalisme et pouvoir judiciaire en Chine
Sous la direction de Stéphanie Balme
La fin du XXe siècle a été marquée par une vague constitutionnaliste dans le monde. Précédant ou succédant, avec un succès très contrasté, une vague de démocratisation, les pays de l’ex-bloc soviétique en particulier ont rapidement abandonné leur conception socialiste du droit. Le mouvement constitutionnaliste de ces jeunes démocraties s’est accompagné de deux autres phénomènes : la constitutionnalisation de la vie politique dans les anciennes démocraties et la promotion de l’Etat de droit par la communauté internationale. Engagés dans un travail de recherche de long terme sur les conditions d’émergence de l’Etat de droit à travers la modernisation technique de la puissance publique puis le passage (ou non) au constitutionnalisme et éventuellement à la formation d’une démocratie constitutionnelle, Stéphanie et Balme et Pasquale Pasquino ont organisé, les 12 et 13 décembre 2005, le plus important colloque international tenu en France sur l’évolution du constitutionnalisme et du pouvoir judiciaire dans la Chine d’aujourd’hui. Sujet habituel des vieilles démocraties occidentales, il est, en ce qui concerne la Chine, non seulement précurseur, mais vital... Suite

Taking Constitution(alism) seriously? Perspectives of constitutional review and political changes in China, par Stéphanie Balme et Pasquale Pasquino.

High Turnover and Low Reputation? Elements of Sociology of the Supreme People’s Court Grand Justices, par Hou Meng.

 

 

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