Intitulé des projets

 

Description des projets

Economies politiques comparées EU / Asie. Réformes économiques et régulations
Poursuivant les échanges initiés durant la période 2006 / 2008, nous envisageons en 2009 l’organisation de 5 colloques, tous resserrés sur la problématique de fond qui caractérise notre groupe depuis 3 ans, à savoir la comparaison des développements est – européens et asiatiques / sud est asiatique, sur la base de l’examen de plusieurs politiques publiques : coopérations transfrontalières, infrastructures de transport, commerce, éducation et énergie.

A chaque fois, il s’agit d’adopter une perspective dite d’économie politique qui se caractérise par trois types d’interrogations.

1. Premier type d’interrogation, celui qui s’attache aux architectures institutionnelles dans les deux aires choisies. Dans ce cadre il s’agit de mettre en évidence les échanges entre différents niveaux de régulation – régionale (ou supra nationale) d’un côté, et nationale (Etatique et sub étatique) de l’autre – non pas à partir d’une simple dynamique d’imposition des normes / règles et procédures de haut (régional) en bas (étatique et sub étatique), mais comme des processus complexes qu’illustrent plusieurs séries d’interactions :

- Interactions entre les niveaux supra nationaux (globalisation et régional) et les niveaux domestiques (Etat central), via nombre de conflits et de négociation qui débouchent sur des consensus (règles, voire institutions) particuliers. Au-delà des acteurs institutionnels régionaux et nationaux considérés (EU / GMS – Asean d’un côté et états membres), d’autres  acteurs « extérieurs » prennent place dans l’analyse : les USA et les acteurs asiatiques Chine, Inde, Japon, Corée.

- Interactions entre les niveaux centraux (Etat) et les niveaux sub étatiques aux différents échelons pertinents (régions, municipal, local), qui ouvrent sur une redistribution des pouvoirs et soulèvent la question de la « régionalisation » ...Cliquez ici pour visualiser la description détaillée du projet


Migrations et relations internationales
Le champ de recherche sur les migrations internationales dans une approche de science politique a été considérablement affecté par les mutations survenues dans l'espace politique interne et international des années récentes : la mondialisation des flux, l'activation des réseaux migratoires transnationaux, l'exode des réfugiés, la recomposition des frontières et leur transgression, les dynamiques d'appartenance et d'exclusion, les phénomènes de double nationalité, la construction d'identités collectives et d'appartenances multiples participent de ces évolutions.

La démarche consistant à constituer un projet transversal au sein du CERI s'inscrit aussi dans un questionnement plus large sur la place des migrations dans la science politique de l'international, puisqu'il s'agit d'une thématique éminemment pluridisciplinaire, sans cesse confrontée aux défis d'une réalité en mutation.

Une telle approche, variée dans ses thématiques, nous amène à poursuivre les questionnements apportés par les migrations à :

  • l'Etat et la souveraineté
  • la citoyenneté
  • l'espace international

Compte rendus

06.11.09 - Les migrations dans l’espace post-soviétique vingt ans après la chute du mur de Berlin : ruptures et continuités

Programme

Géographie des migrants d'Ouzbékistan : les territoires de la mobilité
Julien Thorez, CNRS-Mondes iranien et indien

La question du genre dans les migrations du sud Kirghizstan
Madeleine Reeves, Université de Manchester

Global crisis and labour migration: the case of Tajikistan
Saodat Olimova, Centre de recherche Shark, Douchanbé, Tadjikistan

Evolution de la situation migratoire en Ukraine : enquête sur les migrations de
main-d’oeuvre

Oleksii Pozniak, Institut de Démographie et d’Etudes sociales, Kiev

Le retour de l’influence russe ou la fin de ‘l’étranger proche’ ?
Anne de Tinguy, INALCO et CERI-Sciences Po

Les enjeux des migrations de travail dans le partenariat oriental. Le cas de la Moldavie
Florent Parmentier, Centre d’Etudes Européennes-Sciences Po

Les émigrés sud-caucasiens en Russie au regard de leur pays d'origine : des 'nouvelles
diaporas' dans l'espace post-soviétique ?

Adeline Braux, doctorante, CERI-Sciences Po

Politiques diasporiques et flux migratoires en Asie centrale : les Etats-nations et leurs
minorités de l'étranger

Olivier Ferrando, doctorant, CERI-Sciences Po

Le rapport de la FIDH sur les travailleurs migrants et les demandeurs d’asile au Kazakhstan
et au Kirghizstan

Amandine Regamey, Université Paris I Sorbonne et CERCEC-EHESS

 
08.12.08 - Agnieska FIHEL, Magdalena LESINSKA
The Post-Accession Flows of Poles. Demographic and Economic Impact in Poland. Social and Political Impact in Poland
Compte rendu
22.04.08 - Anna KRASTEVA
La Bulgarie et l'immigration : évolution des enjeux et des politiques dans un contexte européen
Compte rendu

03.08 - C.de WENDEN J-E.BOURGOINT, E. SALVIONI
Mesurer l'intégration : Le cas de la France

Measuring integration: The French case

Compte rendu

Compte rendu

17.12.07 - James F. HOLLIFIELD
Trade, migration and economic development. The risks and rewards of openness
Compte rendu
04.12.07 - A. de TINGUY, C. de WENDEN et A. KORTOUNOV
Regards croisés franco-russes sur l’immigration et les politiques d’immigration
Compte rendu
14.11.07 - Han ENTZINGER
Changing the rules while the game is on; From multiculturalism to assimilation in the Netherlands
Compte rendu
09.07 - Didier BIGO
Les transformations du contrôle des frontières Européennes
Compte rendu

19.03.07 - D.HELLY
Le traitement des Musulmans au Canada

Texte complémentaire :
Le traitement de l'islam au Canada.Tendances actuelles

Compte rendu

Compte rendu

26.02.07 - E.PUGLIESE
Le vote des Italiens à l'étranger
Compte rendu
26.01.07 - A.GRJEBINE
Norvège : La cohésion sociale en question
Compte rendu
21.12.06 - P.FARGUES
Les migrations en Afrique du Nord et au Moyen Orient, vues du Sud
Compte rendu

18.12.06 - Colloque "Migrations Est-Ouest en Europe :
une ressource pour les pays de départ et d’accueil ?"

- Compte rendu

- "L'Ukraine dans les migrations internationales"
par Olena Malynovska

- "Moldavie : migrations de main d’oeuvre en Europe – Flux, tendances, répercussions"
par Valeriu Mosneaga

 

 
26.10.06 - F.CREPEAU
Les contrôles migratoires entre droits fondamentaux et préoccupations sécuritaires : l'exemple du Canada
Compte rendu
06.10.06
Présentation du dernier ouvrage d’Aristide Zolberg
Compte rendu
25.09.06 - R.COHEN
Conventional power, fugitive power
Compte rendu
08.06.06 - Judith TOTH
La politique de la Hongrie à l’égard des minorités hongroises limitrophes. 
Compte rendu
01.06.06 - R. KASTORYANO
Les Turcs de l’extérieur et la démocratisation de la Turquie.
Compte rendu
22.05.06 - E. BALIBAR
L'étranger comme ennemi. Sur la citoyenneté transnationale.
Compte rendu
28.04.06 - M. SCHAIN
Politiques d'immigration en France et aux Etats-Unis.
Compte rendu
02.12.05 - B. DIETZ et A. GORNY
East-West Migrations and the EU Enlargement.
02.12.05 - S. CASTLES
The Political Economy of Forced Migration.
04.11.05 - D. DRBOHLAV
Migrations patterns and policies in Czech Republic.
31.10.05 - T. LACROIX
Les réseaux transnationaux de développement entre le Maroc et l'Europe.
31.10.05 - A.PORTES
Transnational organizations and development, USA and Latin America.
24.05.05 - D. KAPUR
The Impact of Migration from India to India

 


Régime politique et identités collectives

La relation entre régime politique et identités collectives a surtout été appréhendée sous l’angle des déterminants de la démocratie et de l’autoritarisme dans une perspective non exempte de culturalisme. Sans aller jusqu’à rappeler le simplisme d’un Huntington pour lequel l’islam et le confucianisme étaient incompatibles avec la démocratie, il n’est pas inutile de citer Tocqueville pour lequel « à côté de chaque religion se trouve une opinion politique qui, par affinité, lui est jointe », une cette proposition générale dont les implications sont lourdes de conséquences pour son étude de la démocratie en Amérique:
«La plus grande partie de l’Amérique anglaise a été peuplée par des hommes qui, après s’être soustraits à l’autorité du Pape, ne s’étaient soumis à aucune suprématie religieuse; ils apportaient donc dans le nouveau monde un christianisme que je ne saurais mieux dépeindre qu’en l’appelant démocratique et républicain : ceci favorisera singulièrement l’établissement de la république et de la démocratie dans les affaires».       
Si le protestantisme «porte les hommes [...] à l’indépendance», le catholicisme les «prépare» davantage à l’égalité. De sorte qu’« aux Etats-Unis, il n’y a pas une seule doctrine religieuse qui se montre hostile aux institutions démocratiques et républicaines». Pour Tocqueville, « les mœurs » - un terme que l’on traduirait volontiers aujourd’hui par « la culture », religieuse en l’occurrence -, sont la principale des « trois grandes causes » (avec la géographie et les lois) de la démocratie en Amérique.

On peut lutter contre ce genre de culturalisme en montrant que la démocratie est compatible avec bien des cultures et même avec le multiculturalisme ; mais on peut aussi prendre une autre direction en inversant la relation entre régime et identité. Le degré d’autoritarisme ou de démocratie d’un régime peut en effet influencer les identités collectives, surtout lorsque l’évolution du régime est décidée par des acteurs extérieurs. Ce groupe de travail s’efforcera ainsi d’observer la relation entre régime politique et identité collective d’une façon non univoque... Cliquez ici pour visualiser la description détaillée du projet


Sortir de la violence

Ce projet transversal s’articule autour de trois axes dont on trouvera ci-dessous le bilan des activités ainsi que les perspectives d’avenir.

Axe 1 - Cliquez ici pour accéder au programmaire du séminaire et aux textes des interventions
Constructions et reconstructions de l’Etat en situation de post-violence,
piloté par Sandrine Perrot et Nadège Ragaru

Inauguré au printemps 2008, l’axe sur les constructions et reconstructions de l’État en situation de post-violence se donne pour objectif de réfléchir aux formulations, aux luttes de qualification et aux délimitations de la notion de « post-conflit », ainsi qu’aux dispositifs à travers lesquels les situations de « post-conflit » sont gérées par des acteurs internationaux, régionaux et locaux en plaçant au cœur de la réflexion la question du politique et de l’État. La démarche se veut à la fois théorique (permettre une meilleure appréhension des enjeux relatifs à la conceptualisation et à la gestion des processus mettant en jeu des redéfinitions de l’ordre et de la légitimité politique), méthodologique (s’interroger sur les instruments au service du chercheur, sur la construction du rapport à son objet ainsi que sur les conditions de validation des connaissances produites) et empirique (avec une attention centrale accordée ici aux recherches de terrain et à la comparaison entre des configurations singulières, trop souvent appréhendées dans une perspective d’aire culturelle).

A cette fin, a été lancée, à la rentrée universitaire 2008, un séminaire ayant vocation à aborder plus spécifiquement le problème des relations entre pouvoirs et territoires en situation de sortie de violence (voir le programme prévisionnel du séminaire pour 2008-2009 ci-après). Le séminaire se déroule au CERI, dans le cadre d’un groupe de travail semi-ouvert.  a pour finalité de réfléchir aux recompositions des territoires et des modes d’exercice du pouvoir intervenant à la faveur des conflits armés comme de leur achèvement, ainsi que sous l’effet des politiques internationales de reconstruction. Les interventions doivent permettre en particulier d’affiner notre saisie de la notion d’État, fréquemment sollicitée dans les travaux sur les « États faibles », les « États faillis » - pour être aussitôt réduite à une focalisation sur les défaillances des institutions publiques qui s’accompagne presque systématiquement dans l’analyse d’une évacuation du politique. Comment mieux cerner les lieux du politique, et notamment le jeu des échelles territoriales, les pratiques du pouvoir, ainsi que les renégociations des loyautés et les redéfinitions des stratégies de légitimation, telle est l’une des finalités des séances prévues pour 2008-2009....


Trajectoires historiques de l'Etat

La démarche comparatiste de sociologie historique de l’Etat a connu, ces deux dernières décennies, de profonds renouvellements.
L’héritage théorique et méthodologique des grands « pères fondateurs » de ce courant d’étude (P. Anderson, T. Skocpol, O. Hintze, N. Elias, M. Weber pour ne citer que quelques grands noms) continue à inspirer de nombreuses recherches : sur les stratégies d’exercice et de justification de la puissance sociale et politique adoptées par les groupes composant l’élite dirigeante de l’Etat, sur les rapports entre pratiques de prestige notabiliaire et détention d’une charge ou d’une mandature publiques, sur la naissance des corps bureaucratiques et des ethos dont ils se prévalent pour construire leurs identités collectives, sur l’origine des procédures de différenciation des patrimoines privés et du domaine public, sur l’émergence de théories et de mythologies proto-constitutionnalistes parachevant idéologiquement cette différenciation, sur les trajectoires de professionnalisation politique liées à la cristallisation d’arènes nationales de compétition pour les honneurs et les ressources, sur les effets de la « judiciarisation » du jeu politique, etc. Mais se trouvent aujourd’hui mieux prises en compte, à la suite surtout des travaux des groupes de recherche « Modes populaires d’action politique » (1980-1986) et « Trajectoires du politique » (1987-1999) du CERI, et des écrits de B. Berman et J. Lonsdale – que ces groupes ont diffusés en France par le biais de la Revue française de science politique et de toute une série de publications collectives et individuelles –, les dynamiques de « formation » par le bas, et non plus seulement de « construction » par le haut, de l’Etat, compris dès lors sous l’angle du « projet hégémonique » dont il est porteur (ou plus précisément : dont sont porteurs les groupes sociaux qui l’investissent). Cette réflexion sur les conditions de la quête hégémonique de l’Etat (national-métropolitain comme colonial) amène à s’interroger sur la façon dont ses injonctions sont recodées, et ce faisant refaçonnées et réinterprétées, dans les termes spécifiques des débats des sociétés politiques locales : débats sur la nature de l’autorité dans son rapport à des modes de gestion et de transmission de la terre, à des cultes d’ancestralité, à des régimes d’accumulation de la richesse, à des expériences de franchissement de frontières, qui tous « se disent » d’une manière particulière, à travers des discours de / sur les « valeurs » idéales des « communautés »...

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