Ré-inventer la paix
Une approche trans-disciplinaire et comparative pour construire la paix après des violences de masse

Ce programme est conçu en complémentarité des projets de recherche et d’action qui, de façon plus classique, s’intéressent aux dimensions physiques et économiques, humanitaires, médicales ou encore juridico-politiques de la reconstruction (mais dans une acception souvent à la fois très normative et formelle des structures institutionnelles concernées). Re-Imagining Peace s’intéresse aux transformations radicales que les violences de masse produisent dans les systèmes de référence (ou « cultures » locales), les codes de conduite, réseaux de solidarité et systèmes de pouvoir qui organisent la vie collective des populations touchées. Les massacres et la guerre ne détruisent pas seulement des corps, des bâtiments, des environnements ; ils détruisent mais, plus encore, transforment radicalement la façon dont les individus et les groupes se pensent eux-mêmes dans leurs relations à leur environnement immédiat, à la société et à l’Etat.
Toute société dispose de ressources susceptibles de servir de base à une reconstruction. Les cultures locales recèlent, en particulier, de nombreuses ressources de guérison et de « réparation » qui ont souvent été elles-mêmes profondément transformées par la guerre et les violences et doivent donc être “ré-inventées”. En ré-inventant les images, récits, valeurs, rêves, symboles… qui permettent aux individus et aux communautés de se dire, de se comprendre et de (re)tisser des liens entre eux, ces ressources culturelles contribuent au travail de mémoire ainsi qu’à la re-définition des identités, des valeurs et des normes qui structurent la société. C’est alors que les dimensions plus « formelles » de la reconstruction peuvent être comprises dans leurs différentes dimensions, qu’il s’agisse de reconstruire des routes ou de réformer le système d’éducation (et plus encore de réformer les livres d’histoire), de juger les responsables et auteurs des massacres ou de mettre en place une commission vérité et réconciliation, de réformer le système politique, ou même de penser des réponses globales aux problèmes de santé mentale auxquels la société doit faire face. Comprendre ce que « construire la paix » veut dire après des violences de masse, c’est aussi comprendre comment les groupes sociaux « bricolent » avec les ressources dont ils disposent, qu’elles soient locales ou empruntées à l’extérieur.
Ce site présente :
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- Le réseau international de chercheurs, praticiens et militants, de différentes disciplines, qui ont participé aux différentes activités développées dans le cadre de ce programme au cours des dernières années ; certains d'entre eux sont originaires de pays sortant tout juste de conflits dans lesquels des crimes de masse ont été commis; tous ont une expérience directe de ces situations. |
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- Les principales activités conduites à ce jour ainsi que leurs résultats (notamment en termes de publications). |
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- Les résultats des recherches menées dans des pays-pilotes ainsi que les analyses des équipes locales concernant la problématique de la reconstruction dans leur pays. A ce jour, sont présentées les expériences du Guatemala, Kivus/Ituri (Est de la République démocratique du Congo), Bosnie-Herzégovine et Cambodge.
Par ailleurs, la base de données "art & transformation de conflits" relate des expériences menées dans de nombreux pays à travers le monde. |
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- Des ressources théoriques et méthodologiques autour d'un certain nombre de thèmes clés de la reconstruction post-massacres et proposant des approches trans-disciplinaires innovantes. Une rubrique spéciale concerne l'usage d'outils et formes d'expressions artistiques et culturelles. |

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