ActivitÉs du projet

Ce projet a été préparé par la réflexion menée dans le cadre d’un groupe de recherche trans-disciplinaire qui s’est réuni au CERI en 2001-2002. En croisant leurs perspectives disciplinaires, politologues, sociologues, historiens, anthropologues, juristes et psychiatres, universitaires ou praticiens se sont efforcés de développer des cadres d’analyse pour comprendre les différentes facettes des traumas causés par les massacres. Des comptes-rendus détaillés de chaque session sont consultables sur ce site.
Suite à cette phase de brainstorming, en partenariat avec l’Académie internationale de la paix (New York) et l’Université des Nations Unies (Tokyo), le CERI a lancé un appel à contributions de façon à dresser un premier bilan comparatif des recherches sur les situations post-massacres. Un symposium international a été organisé sur ce thème, à New York, en juin 2003, et a débouché sur la rédaction d’un ouvrage collectif en anglais, récemment paru aux Presses de l’UNU.
Cette réflexion était également destinée à poser une base éthique et méthodologique pour le travail de terrain qui vise à comprendre les transformations radicales que les violences de masse produisent dans les cultures locales et à développer des outils pour identifier et soutenir les ressources locales pour construire la paix et éviter la résurgence de logiques conflictuelles. Pendant plus de deux ans (2002-2004), Béatrice Pouligny, coordinatrice du programme, a voyagé dans différentes régions du monde où des contacts et collaborations ont été engagés avec des universitaires et professionnels travaillant sur des questions liées à la problématique du projet. Cet effort a permis la construction progressive d’un agenda de recherche et l’identification de « pays pilotes » où le travail pourrait être initié. Quatre pays ont été sélectionnés – Guatemala, Est du Congo (DRC), Bosnie-Herzégovine et Cambodge – et des recherches préparatoires engagées sur le terrain. Du 1er au 13 novembre 2004, en partenariat avec les collègues de l’Institute on Violence and Survival, un séminaire international a été organisé à la Virginia Foundation for the Humanities (Charlottesville, VA, Etats-Unis). Vingt-huit chercheurs et professionnels de différentes régions du monde se sont réunis pour réfléchir à la façon dont la paix peut-être « réinventée » (Re-Imagining Peace) après des violences de masse. Ce séminaire intensif visant notamment à permettre l’implication effective et la valorisation du travail déjà réalisé par les équipes locales. Il a également permis l’échange d’expériences personnelles et collectives entre des personnes originaires de différentes régions du monde, le développement d’outils et de bases conceptuelles et méthodologiques communes.
Depuis 2006, une nouvelle recherche est en cours sur l'art dans les programmes de transformation de conflits.

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